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Encore quelques
secondes et nous allons faire notre entrée en chantant dans l’église.
Pour l’instant, nous sommes rassemblés dans la sacristie, le cartable au
bout du bras. Chaque année, cet instant est solennel, magique, excitant,
un peu stressant aussi.
Depuis plus de deux
mois, nous préparons ce concert chaque mercredi pendant la première
heure de notre répétition hebdomadaire pendant laquelle des choristes
d’autres paroisses viennent se joindre à nous. À cela il faut ajouter
trois répétitions les dimanches après-midi et deux mardis soir avec
l’orchestre de la Gouverneur Générale (GGFG : Governor General’s Foot
Guards). La tempête de neige du mardi 9 décembre nous a empêchés d’avoir
notre ultime répétition qui devait avoir lieu ce soir-là. Nous avons dû
la reporter au samedi 13, soit quelques heures avant le concert.
Il est 19h 30. L’orgue
entame « Venez Divin Messie ». La chorale fait sont entrée en chantant
avec l’assemblée. Et les douze cantiques se succèdent. Tout se passe
bien. Avant l’entracte, le petit ensemble de l’orchestre a exécuté
plusieurs pièces. Ils ont ensuite accompagné deux cantiques. La seconde
partie du concert débute avec sept morceaux exécutés par l’orchestre au
complet. Ce soir-là, deux pièces sont dédiées tout spécialement aux
militaires qui sont à l’étranger. Le concert se termine par l’Alléluia,
tiré de l’Oratorio « Le Messie » de G.F. Haendel. Un petit mot cependant
au sujet du chant « Twelve Brassy gifts », adaptation et harmonisation
de Howard Cable du chant bien connu « Twelve days of Christmas ». Dans
cet arrangement, ce ne sont plus les perdrix, les poules et autres bêtes
à plumes qui composent les cadeaux, mais des DVD de Bach, Haendel,
Rossini, Wagner… Cette harmonisation est toute récente et nous avons eu
la chance et l’honneur de l’interpréter pour la première fois devant
public.
Le dimanche 21 décembre,
nous remettions deux chèques de 3 000$, l’un à la Conférence
Saint-Vincent-de-Paul et l’autre au Centre Miriam, fruits de la
générosité des paroissiens et de nos commanditaires. C’est l’ultime
récompense de ce travail de plusieurs mois : donner à ceux qui n’ont
pas, aider ceux et celles qui traversent des périodes difficiles. |



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Si vous étiez
rentrés dans l'église St-Joseph dimanche après-midi, 9 novembre, vous
vous seriez crus à quelques jours de Noël; peut-être auriez-vous pensé
que vous aviez manqué les annonces du concert, à ce détail près qu'il
n'y avait personne dans l'église, à part les choristes. Le Chœur
d'Orléans, avec la participation de plusieurs choristes des paroisses
environnantes, avait un atelier sous la direction de Diane Geoffrion.
Diane Geoffrion
s'est fait connaître en Ontario comme formatrice dans des rassemblements
de chorales. Diplômée en chant choral de l'Université de Montréal, elle
a aussi étudié la direction musicale à l'Université de Sherbrooke et
dirige le Chœur Classique des Basses-Laurentides (www.choeurclassique.org)
Avec Diane, nous
avons repris certains chants que nous répétons depuis plus d'un mois en
vue de notre concert (13 décembre). Ce qui est intéressant en musique,
c'est que le travail n'est jamais fini. Il faut savoir respirer,
contrôler son souffle; il y a des passages difficiles à revoir et à
répéter, des nuances à apporter; chanter plus fort ici, mettre en relief
un mot ici ou là... Voilà bien des éléments auxquels Mme Geoffrion nous
fait penser avec une gestuelle bien précise et expressive.
"Regardez-moi!" nous a-t-elle souvent rappelé. Et nous reprenions, en
regardant mieux cette fois-ci ses gestes et sa mimique. Car son rôle
essentiel est de nous faire penser à la même chose, au même moment, tous
en même temps!
Madame Geoffrion,
vous aviez quelque 37 têtes devant vous. Nous n'en avions qu'une, mais
c'est nous qui avions le meilleur. Merci de tous vos conseils qui nous
aideront à nous améliorer encore et encore... En musique, on n’a jamais
fini… |
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